Serie "T'as l'air con"

T'as l'air con quand tu vas t'acheter un truc au kiosque, commences à draguer la vendeuse et que lorsque tu reçois et gardes précieusement la monnaie qu'elle t'a rendue, tu la salues gentiment comme un beau, t'en vas comme un grand et oublies comme un con la marchandise sur le comptoir. Alors tu reviens un peu honteux la queue entre le jambes récupérer ce pour quoi tu étais venu à la base.

Comment bien voyager - Pourquoi voyager, quelle philosophie adopter ?

///// en construction depuis le 27.11.2014, dernière mise à jour le 25.01.2015 //////

Depuis que l'être humain existe, il voyage. Et ses raisons ont certes évolué. Jadis, quand il n'était encore alors que chasseur / cueilleur, il voyageait par besoin, en fonction des saisons, afin de passer l'hiver ou à la recherche de verts parturages. Puis se sédentarisant avec l'invention de l'élevage et l'agriculture, il a toutefois continué de voyager, désireux de savoir ce qu'il y avait plus loin, là-bas. Ce n'est pas Pythéas ou Marco Polo qui me contrediront (surtout outre-tombe).

Avec l'apparition des vols commerciaux, voyager est devenu très simple. C'est même relativement bon marché depuis que le low cost est devenu monnaie courante. Du coup, se démocratisant, le voyage est aujourd'hui presque banal. Et on ne se pose même plus la question de savoir pourquoi on désire voyager.
Or, dépenser de l'argent et se mettre dans des situations inconnues (langue, culture, lieux) devraient avoir une raison profonde, un but. Car une chose est sûre, voyager est inconfortable. On ne sait pas où on met les pieds et on se sent vite déstabilisé.
Selon l'expérience et la mentalité du voyageur, les buts varient. Les miens ont même évolué, avec l'âge. Je voyageais car je pensais m'amuser mieux et davantage loin de chez moi, puis j'ai voulu apprendre des langues, j'ai désiré des climats plus cléments, j'ai voulu photographier des paysages exotiques et les rapatrier, j'ai pensé m'enrichir mieux, ailleurs. Désormais, j'introspecte. Car ce n'est que là, en voyage, que je ne peux bien le faire. Loin des miens, loin du quotidien confortable.

Toutes les raisons sont-elles bonnes ? Un weekend à Amsterdam ou Las Vegas est-il moins noble qu'un trek au Tibet ou une séjour humanitaire aux Philippines ? S'enrichit-on davantage lorsque l'on donne de sa personne ? Le voyage a-t-il le droit d'être un acte égoïste ?
Se poser ces questions alors même qu'on est en train d'accomplir l'acte de voyager, voilà une raison pour laquelle je continue de m'exiler périodiquement hors des sentiers battus de mon pays. C'est la partie grisante : le questionnement, l'introspection.

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Série "T'as l'air con"

T'as l'air con quand tu pensais qu'une porte était entrouverte et qu'en voulant la pousser légèrement tout en la franchissant franchement, tu te rends compte qu'elle était franchement fermée et que t'as légèrement l'air con avec ton nez aplati et ton front collé contre la photo de Doisneau.